Selon l’enquête nationale menée par le ministère de la justice en 2023, 199 structures étaient mobilisées pour maintenir le lien enfant-parent avec les données suivantes :
- Pour un budget global de 37,4 millions d’euros, 63 % sont financés par la CAF/MSA, 20 % par le Ministère de la Justice, et 15 % par les collectivités locales.
- Plus de 2000 professionnels et bénévoles étaient impliqués pour 660 ETP salariés dont 83 % du budget était consacré aux ressources humaines.
- 89 755 membres de la famille ont été accueillies en 2023 dont 33 469 enfants, principalement âgés de 7 à 11 ans et 1809 enfants de moins de 2 ans.
- Un maillage territorial dense avec 367 sites d’accueil, dont 5 % en établissements pénitentiaires et 268 000 heures d’ouverture cumulées, mais des fermetures estivales fréquentes (63 % des ER ont connu une période de rupture en août).
- Une activité majoritairement judiciaire avec 19 319 nouvelles mesures judiciaires ouvertes en 2023, Plus de 167 000 visites réalisées dans ce cadre, souvent pour des situations de violences intrafamiliales ou d’addictions et 4 490 mesures judiciaires en attente au 31 décembre.
- L’accompagnement au cœur des pratiques avec 74 % des réorientations concernent des renvois vers la médiation familiale et des activités diversifiées dont 45% réalisent également des visites en présence d’un tiers .
Malgré leur rôle central pour l’intérêt de l’enfant et le maintien du lien familial :
- 4 490 mesures judiciaires étaient encore en attente fin 2023 ;
- 63 % des ER ont connu des ruptures de fonctionnement estivales ;
- La complexité des situations prises en charge (violences, addictions, troubles psychiatriques) est en forte augmentation.
- Le poids des fonds propres dans les budgets n’est pas clairement chiffré
La hausse des demandes et les délais d’attente posent la question d’un nécessaire renforcement du dispositif.
2025 : des annonces budgétaires qui inquiètent – FENAMEF & CNAPE alertent
« De la douche chaude à la douche froide »
Malgré une annonce de relèvement du plafond des financements par la CNAF, la FENAMEF dénonce une illusion budgétaire : les crédits effectivement mobilisables n’augmentent pas, et certaines structures voient leurs subventions chuter jusqu’à 110 000 €.
Dans un communiqué de presse conjoint, la FENAMEF et la CNAPE tirent la sonnette d’alarme :
- Des baisses de financements
- Un système de cofinancement inadapté
- Des professionnels à bout de souffle
Les demandes des fédérations
FENAMEF et CNAPE appellent les pouvoirs publics à :
- Revaloriser les financements alloués aux Espaces de Rencontre,
- Garantir une répartition équitable des subventions dans tous les territoires, notamment par les cours d’appels
- Stopper le désengagement des collectivités locales.
* En complément, des cartes de données pour 2022 sont accessible dans votre espace adhérent.


