Fin de la TMFPO : préserver les acquis et conforter la place de la médiation familiale

Plus d’un an après la fin de l’expérimentation de la TMFPO, la FENAMEF s’est engagée, à travers un questionnaire envoyé auprès des associations conventionnées ayant fait partie de l’experimentation TMFPO à mesurer les premiers effets de cette évolution sur l’activité des services de médiation familiale et sur les dynamiques construites avec les juridictions. Les retours du terrain mettent en évidence des situations contrastées et appellent à préserver les acquis de plusieurs années d’expérimentation.

Huit années qui ont profondément fait évoluer les pratiques

Au-delà de l’obligation procédurale, le dispositif a progressivement contribué à mieux faire connaître la médiation familiale auprès des familles et des professionnels du droit. Pendant plusieurs années, magistrats, avocats, greffiers, médiateurs familiaux et partenaires institutionnels ont développé de nouvelles habitudes de coopération. Dans plusieurs territoires, des protocoles, des comités de pilotage et des partenariats durables ont ainsi vu le jour. La TMFPO a également permis à de nombreuses familles de découvrir la médiation familiale et d’identifier celle-ci comme une voie possible pour rechercher des solutions apaisées aux conflits parentaux.

Depuis l’arrêt de la TMFPO, des effets très différents selon les territoires
Dans de nombreux territoires, les services de médiation familiale constatent une diminution des orientations judiciaires, du nombre d’entretiens d’information et, dans certaines situations, des médiations engagées.
Cette évolution peut avoir des conséquences importantes pour les services conventionnés : diminution de l’activité, difficultés à atteindre les objectifs prévus par le référentiel national de financement, interrogations sur le maintien des équipes et fragilisation de certains équilibres économiques.

Dans d’autres TJ, lorsque le partenariat reste actif et que d’autres types de médiation judiciaire ont été mises en place, la médiation familiale continue à occuper une place importante.

Aujourd’hui, l’information et l’orientation vers la médiation peuvent davantage dépendre des dynamiques locales, de l’implication des magistrats, de la mobilisation des barreaux ou encore de l’existence d’un partenariat structuré sur le territoire. Selon leur lieu de résidence, les familles peuvent donc bénéficier de conditions différentes d’information et d’accès à la médiation familiale.

Les territoires montrent que des solutions existent
Plusieurs expériences locales démontrent qu’il est possible de maintenir une dynamique forte après la TMFPO.

Elles reposent notamment sur :

À partir des constats recueillis de l’étude réalisée, la FENAMEF appelle à consolider une politique publique cohérente en faveur de la médiation familiale en garantissant une orientation nationale claire, réduire les inégalités territoriales, sécuriser durablement les services conventionnés, renforcer la mobilisation des juridictions et développer l’information directe des familles. Il apparaît également nécessaire de poursuivre la formation et la sensibilisation des magistrats, greffiers, attachés de justice et professionnels de l’accès au droit, tout en confortant la place et la reconnaissance des médiateurs familiaux.

La FENAMEF poursuivra sa mobilisation auprès des pouvoirs publics et de ses partenaires afin que la médiation familiale demeure pleinement accessible aux familles et trouve toute sa place dans les politiques publiques de justice et de soutien à la parentalité.

 

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